Le « diable de petit livre » …

je vous ai présenté un petit livre de couture réalisé par une certaine Mlle E. GRAND’HOMME en 1884.

20170425_073643Ce petit livre est vraiment fascinant pour comprendre comment réaliser sur mesure son propre patron de robe, de chemise ….. façon 1884 bien sûr !

petit livre fascinant mais diabolique ! un petit extrait pour vous rendre compte de la chose : « les angles du rectangles sont ABCD. De A vers B porter un tiers de la mesure justificative plus 4 cm et tracer une parallèle à BD, marquer B1D1 (les 4c m ajoutés au tiers de la mesure justificative seront employés à la confection d’une contre pince dont le contenu sera de 5CM) …. »

et bien sur, les explications d’une robe se portent de la même façon pour le demi devant, le demi dos, le petit coté et les manches !

ce qui est extraordinaire également, c’est que dans ce petit livre, on a les explications pour les tracés, mais rien sur la façon de monter le vêtement !

j’ai voulu me lancer dans la confection d’une robe, mais je suis prudente … avant de le faire pour moi, dans l’idée de me créer une autre tenue steampunk, j’ai voulu tester en plus petit, sur une poupée.

j’avoue m’être bien torturée l’esprit …. mais j’ai réussi !

bebe

j’ai donc réalisé une robe comme le petit livre l’indique et j’ai même rajouté un bonnet également fait sur mesure. j’ai posé des boutons sur tout le devant de la robe mais je doute que cela soit réellement ainsi que les robes se portaient ! pour ma future robe, il faudra que je fasse quelques recherches.

mais je suis très fiére de moi, j’ai réussi à faire un patron sur mesure à partir d’un livre de couture historique.

amis (es) couturier (éres), essayez vous aussi de relever ce petit défi de vous plonger dans les méthodes d’autrefois !

 

 

La folie du « tissu ethnique »

avez vous vu ??? toutes ces boutiques qui proposent maintenant des chemises, des robes, des pantalons, des jupes dans des tissus dits ethniques et qui reprennent les codes et la couleur des tissus africains.

Les tisssus africains, j’adore cela. Mais j’aime le « vrai ». Il existe plusieurs types de tissus africains dont le bazin, en coton damassé, coloré, raide, parfois brillant ; le wax, dit « wax hollandais », en coton doit son nom au fait que le tissu ait été enduit de cire sur ces deux faces. On peut se demander pourquoi un tissu africain a un nom se rapportant à la Hollande ? Simplement parce que la Hollande s’est inspirée des motifs et couleurs traditionnels pour fabriquer des pièces de coton coloré en grande quantité.

J’utilise les wax pour créer des vêtements, des sacs, des nappes, …. et je me suis intéressée à cette nouvelle mode qui met en avant ces tissus traditionnels. J’avoue avoir été assez surprise de voir ce que les marchands de tissus nous proposent à titre de tissus africains : couleurs criardes, motifs informes, …

où est donc la poésie de ce tissu ?? regardez donc mes quelques photos de wax. Prenez la robe bleue, par exemple, elle a un grand motif comportant des cercles concentriques bleus et blancs, et une vague dans les mêmes couleurs. La robe verte a pour motif des volutes dans des dégradés de vert. Mon petit panneau fait de triangles de wax varié montre bien la finesse des motifs, la délicatesse des couleurs, la complexité des formes.

mettre à la mode des tissus venus du monde, d’accord, mais sans caricature, s’il vous plait !

d’ailleurs, je suis en train de me créer une robe uniquement en wax, sur fonds vert avec de grands papillons. Et ce vrai wax est bien plus poétique que les répliques actuelles.

alors si vous avez envie de réaliser pour vous même un petit « je ne sais quoi » en vrai wax … regardez les ventes de tissu africain sur internet, il y a de vrais spécialistes, allez dans les marchés du monde, … ou bien encore, rendez vous le 30 juin et 1/2 juillet au festival LAFI BALA à Chambéry ! on y trouve des merveilles

J’ai pas le moral … mais …..

sac orange

… j’ai un nouveau sac !

comme dirait une de mes amies « je n’ai pas besoin d’une thérapie, j’ai juste besoin d’une machine à coudre » !

j’ai eu une baisse de moral la semaine passée (du boulot, beaucoup, … trois ados qui ont chacun un examen à passer, c’est trop,  … débordée, débordée, débordée …..). Bref, histoire de me changer les idées, j’ai décidé de passer un moment en tête à tête exclusif avec ma machine à coudre et mes cuirs. J’ai déniché tous mes cuirs, y compris les chutes, dans des déclinaisons de noir et d’orange (j’ai besoin de tonus, je vous dis !) et j’ai assemblé trois bandes de cuir composées de chutes les unes aux autres. j’ai créé un rectangle de 30 cm sur 60 cm, je l’ai plié en deux et à la pliure, j’ai prélevé un carré de 4 par 4 cm pour faire les coins bas du sac. J’ai tout assemblé, j’ai préparé une doublure dans les jaunes, j’ai coupé des triangles de cuirs pour coudre les anses solidement et j’ai créé un rabat noir que j’ai orné d’une forme de fleur faite dans des chutes de cuir.

la couleur « pique un peu les yeux » comme le dirait mes fils, mais j’avais besoin de luminosité.

et mon moral …. il va mieux, merci !!!

oh, oui, il va bien, surtout depuis que j ‘ai découvert à Rumilly, rue Charles de Gaulle, une nouvelle petite boutique magique … qui vend du cuir !

il s’agit de Eiffer Maroquinerie.

Allez faire un tour sur sa page Facebook, ou venez découvrir les merveilles sur little market …..

en plus, la jeune artiste est créative, adorable, à l’écoute …..

j’ai un vrai coup de cœur pour son talent.

 

 

 

Les puces des couturières … génial

Ce dimanche, avec ma fille et mon amie Nadège, nous avons arpenté les allées de la salle des fêtes de Saint Félix et avons profité pleinement des puces des couturières. Je suis repartie avec un wax magnifique dans les tons vert, des pinces pour fixer les cuirs, des bobines de fils ….. et grande puce a acheté quantité de petits bouts de tissus qu’elle s’est empressée de transformer en trousse, en porte carte, …. Nadège a fait le plein de tissus bleu, avec et sans motifs, des indigos, … Nous avons même fait la connaissance de l’organisatrice des puces et nous avons déjà réservé une table pour l’an prochain ! nous aussi, nous participerons pour proposer nos livres de coutures, nos tissus, nos accessoires de mercerie … Tous ces petites riens que l’on garde « au cas où » depuis des années et dont on ne fait pas grand chose et qui feront sans doute le bonheur d’autres couturières !

à l’occasion de ces puces, nous avons découvert une technique de couture pour réutiliser nos minuscules chutes de tissus : le film hydrosoluble !

il s’agit de positionner entre deux morceaux de film les chutes de tissu, les morceaux de fils, les petits restes dont on ne fait rien selon l’épaisseur qui nous convient. On coud ensuite selon nos envies, on fait fondre le film en trempant la pièce dans l’eau et une fois sèche on l’utilise comme un tissu classique. Je crois bien que cette technique va vite m’inspirer !

 

 

Ce dimanche, à Saint Félix …..

Saint Félix (74) est une mignonne petite commune connue, entres autres, pour sa fantastique brocante du mois d’aout. Mais ce dimanche 30 avril, dans sa salle des fêtes, ce sera « les puces des couturières » !

Des professionnels, des particuliers se retrouvent pour vendre, acheter, échanger tissus et accessoires de mercerie. A moi les boutons, les rubans, l’organza et la soie !!! et toutes les formes d’art textile seront représentées : broderie, patchwork, tricot, couture ….

et comme la couture est une passion, certes dévorante, mais surtout généreuse, j’aurai le plaisir de partager ce moment avec mon amie Nadège (elle est dingue de textile, créatrice, imaginative … avec un sens des matières et des couleurs fantastique), ma fille « Grande Puce », et aussi une amie de Nadège que je rencontrerai pour la première fois à cette occasion et qui a la particularité de créer, inventer et réaliser des corsets … parce qu’elle exerce un métier qui me fascine : corsetière.

Après une bonne visite aux « puces des couturières », il est prévu que nous partagions tous ensemble un grand barbecue …. je gage que nous parlerons couture et corsets !

 

 

 

il y a « couture » et « couture » !

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voici le diabolique petit livre de couture offert par mon amie Nadège. Oui, il est diabolique … pour les couturières d’aujourd’hui en tous cas !

quand nous voulons réaliser un vêtement, nous pouvons copier un vêtement existant (soit en le décousant, soit en prenant exactement les mesures et en les recopiant). Le plus souvent, on achète un patron de sa marque préférée, sur lequel tout est indiqué : tailles, mesures, montage, … et, en gros, « yapluka » couper le patron de soie, le reporter sur notre tissu et … ZOU, en avant la couture … facile !

mais là …. avec ce petit livre …. les vêtements sont faits sur mesure et avec des mesures que l’on a oublié (souvenons nous de la mesure « justificative » …), avec une construction très géométrique des patrons. Un devant de robe se dessine en rectangle ABCD, la mesure AB étant la longueur de la robe (buste + jupe), la mesure CD étant un tiers de la mesure justificative (noté C1D1) plus 56cm …. De plus, comme il s’agit d’un ouvrage de cours, et donc d’un support pour un professeur, les explications sont laconiques, concises et directes ….

Etant prudente et me doutant de possibles difficultés de compréhension des consignes données pour réaliser le patron sur mesure … je me suis lancée dans la confection d’une robe … pour une poupée ancienne.

j’ai donc pris toutes  les mesures de la poupée et j’ai commencé à tracer le patron. Et je me suis vite arrêtée !

certaines explications me sont totalement incompréhensibles et je tâtonne à interpréter ce que peut bien vouloir dire « la ligne F1D1 en juste parallèle », par exemple.

Oh, rassurons nous, je vais reprendre mon « petit livre » et je vais réussir à réaliser la robe de poupée. Il me suffit juste d’être au calme pendant quelques heures, devant mon papier kraft, ma calculette, mon équerre, mes crayons, mes règles et mes neurones !

bon, dans l’attente de ce grand moment (dont je ne manquerai pas de vous faire part ..) je retourne à mes sacs en cuir façon enveloppe, parce que ce patron là, çà y est, je le tiens, je l’ai créé, modifié, testé et approuvé !

comme quoi, il y a « couture » et « couture » !

 

 

coup de coeur …. week end découverte

j’ai eu le plaisir de passer un weed end merveilleux rempli de découvertes extraordinaires. vous connaissez mon amour pour le musée des tissus à Lyon (pour l’instant sauvé, mais restons vigilants !) et des amis ont évoqué le musée de Bourgoin Jallieu … que je suis allée visiter ce week end !

Le musée de Bourgoin présente non seulement des tissus, des vêtements, mais surtout les machines qui servent à les fabriquer. Les métiers à tisser sont présents dans tout le musée et sont accompagnés de notices explicatives très claires avec des espaces ludiques pour les enfants. Il présente également des vidéos très complètes pour permettre aux visiteurs de voir les machines en action ; et surtout, évoque tous les métiers aujourd’hui oubliés comme celui des menuisiers qui gravaient dans le bois de poirier les empreintes pour appliquer les couleurs sur le tissu et il fallait une empreinte par couleur. Ou encore, celui qui posait les lamelles de laiton dans le bois pour déterminer les contours fins des motifs à imprimer.

le musée présente une vision complète et très instructive des métiers et de l’industrie du tissu. Et en plus … il est gratuit ! J’y retournerai lors des journées du patrimoine pour voir  en fonction « en vrai » les machines à tisser ……

et lors de mon périple de ce week end, je me suis attardée à Villeurbanne dans la boutique d’un passionné « l’âme des objets », rue d’Alsace. Cet artisan restaure les poupées anciennes depuis des années, il a des mains en or et une belle âme, celle du respect des anciens artisans. Il restaure mais ne rend pas à « neuf » pour préserver l’objet et son authenticité. Mais il ne fait pas que cela, il fait des reproductions d’anciennes poupées. D’ailleurs, il posséde les uniques moules de la poupée « loulotte » (la petite fille que gardait bécassine) Comme il va bientôt déménager sa boutique, il fait des promotions. Ces merveilles sont à découvrir sur son site « âme des objets » et vous pouvez les acheter en ligne sur EBay

si vous en avez l’occasion, laissez M. Defaut vous parler de son métier, de ses poupées, de leur histoire ….. il est intarissable et quand il en parle, …. c’est toute sa passion d’homme d’art qui parle.