2019

voici une nouvelle année qui s’achève. Et une nouvelle s’annonce. Alors pour cette nouvelle année, pour cet « an tout neuf », je vous souhaite beaucoup de joie, de bonheur de santé et de fantaisies créatrices. Cette nouvelle année sera une année charnière pour moi …. nouveaux défis professionnels à relever, une dizaine à passer (j’aurai 50 ans en juin ….) et aussi et surtout de nouveaux projets de couture !

je suis en train de créer des écharpes un peu particulières … (chut, c’est encore à l’état de prototype ….), un manteau avec des restes de laine (je tricote, je tricote, …), je vais me faire une chemise avec un tissu magnifique en provenance directe du Japon (merci Elisabeth) et peut être même refaire quelques pochons en tissu plié … voilà, de jolis projets en perspective dont vous verrez bientôt les photos.

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Mon marché de Noël

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Voilà, c’est fait …. trois jours à part sur le marché de Noël de Rumilly…. Trois jours cela peut être long ou très (trop) court et ce fut trop court …. Que je vous raconte !

Jeudi soir, chargement du véhicule avec Grand Sachem et Petit Loup… Bien sur, j’ai supervisé la manœuvre « on prend çà, non pas çà, attend, je vérifie, … »

Vendredi Matin, 8H départ sur le marché de Noël, déchargement, décoration du chalet, mise en place des tréteaux, installation du stand, on aide les voisins « t’as pas un marteau ?? …Il te reste des clous ?? ….. » il est 11H30, et si on prenait un café ??

Mon amie Nadège apporte café et sourires …. tout ceci est le bienvenu. Grand Sachem repart, j’avale un sandwich, je rencontre quelques habitués qui cherchent « mes » nouveautés, on partage un gateau, un sourire, un mot gentil … Tiens la nuit tombe,  je n’ai pas vu le temps passer … et ma voisine Fanny de EIFFER, maroquiniére de talent qui m’envoie des clients, je lui envoie des clients aussi. 20H, il est temps de ranger. Grand Sachem et Petit Loup viennent m’aider.

Samedi matin, 8H on réouvre le chalet, il pleut, et on s’en moque. La journée est belle de rencontres. Pascal, un collégue et son épouse sont venus me faire un coucou. Des voisins viennent pour me saluer et m’annoncer une future naissance. Une cliente habituelle partage un café et cherche activement tout ce que j’ai pu créer dans les tons vert.  20H, on range en famille.

Dimanche 9H, allez, dernier jour, les pieds sont fatigués, la luminosité me donne mal à la tête et je vois Eddy, un copain et son épouse qui ont fait plus de 100 km juste pour me dire « bonjour ». le temps file vite et la pluie tombe toujours. Tout va bien. Tiens, Pacal revient me voir … pour m’apporter des truffes faites « maison » par son épouse …un vrai délice. Fanny partage une tartiflette, on partage un vin chaud. L’édition 2018 est réussie.

Un grand merci à tous ceux qui sont passés me voir, pour un « bonjour », un sourire, une banalité, … Un grand merci à mes collègues et copains. et puis….. je serai bien ingrate si je ne remerciais pas le comité des fêtes de Rumilly. Il y a Eddy, son président (ce n’est pas le même Eddy ….), il y a la pétillante, charmante, adorable Brigitte qui nous a fait une soupe à l’oignon chaude, fondante, parfumée, et … et il y a toute une équipe de bénévoles qui oeuvre dans l’ombre pour que chaque exposant se sente bien. Ils sont venus de stands en stands toute la journée, ne comptant ni leurs heures ni les sourires, pour nous encourager, nous demander si tout se passait bien. Il pleuvait, la température chutait mais peu importe il y avait beaucoup beaucoup de chaleur humaine …. et que c’est bon !

 

des « essuies tout » réutilisables !

 

Grande Puce fait de plus en plus attention à l’environnement … et aux puces des couturières, nous sommes tombées en admiration devant des « essuie tout » réutilisables reliés les uns aux autres par des boutons pressions. Nous avons immédiatement apprécié cette idée de réutiliser de vieux tissus éponge pour les transformer en essuie tout.Bon, allez au boulot !!!

on prend des vieilles serviettes de bain que l’on coupe en 26 par 26. Du coton que l’on découpe de même taille. On coud endroit contre endroit en laissant un passage pour retourner le carré. On le repasse, on refait une couture pour bien fixer l’ensemble … et c’est tout !

je n’ai pas souhaité poser des boutons pressions pour mettre les tissus les uns au bout des autres car, même si cela permet de rouler les tissus, je trouve qu’à la longue cela serait fastidieux. J’ai préféré les poser dans une ancienne boite de panetone ! (je pense que je vais en faire en série … pour Noel !)

 

 

 

chemise croisée d’automne

chemise croisee

dans mes trésors …. un coupon de soie chamarrée dans les verts et jaunes que je regarde de temps à autres en me demandant ce que je vais pouvoir en faire et que je range en attente d’inspiration. Dans mes trésors … un vieux magazine « Fait main » de 1984 que je compulse de temps à autres me demandant avec quels tissus d’aujourd’hui je pourrai réinterpréter de grands classiques …. il était logique qu’à un moment donné, cette soie rencontre ce patron de chemise croisée !

mon astuce a été de remplacer la parmenture par un ruban qui me sert à cacher les surfilages de la surjeteuse

les chaussons de printemps

je me suis amusée pour l’arrivée du printemps à renouveler mes chaussons en appliquant des borderies de fleurs … et le tout en attendant de terminer ma « robe chemise » … bientôt en photo (tout comme mes jardinières en bois de récup !)

les chaussons ont été fait à partir des chutes d’un vieux pantalon jean, pour l’extérieur et la semelle extérieure. La doublure est un vieux Tshirt rose et la semelle intérieure des morceaux de pulls en laine feutré par le temps !

ce patron de chausson trouvé par hasard sur le net m’a déjà servi une bonne dizaine de fois !

 

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et la « mesure justificative » est ….

quand on lit ces petits livres ou guides sur la confection des XIX / XX iéme siécle, on se rend compte immédiatement que les patrons tels que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas. Tout était fait sur mesure et les patrons étaient dessinés en fonction de règles géométriques précises. Pour dessiner un devant de robe, par exemple, on dessine un rectangle ABCD, AB étant la demi « mesure justificative » et BC la hauteur totale de la robe. Puis on applique pour calculer la profondeur d’encolure des règles totalement oubliées en terme de proportions à partir du tour de poignet ! et oui, pour définir la profondeur de l’encolure, on prend le tour du poignet multiplié par 2 ou 3 selon le modèle choisi et on a le tour de l’encolure. Surprenant, non !

mais dans tout cela … la « mesure justificative » …. c’est ce que nous nommons aujourd’hui : le tour de poitrine !

sans doute qu’à l’époque où ces guides de confection ont été écrits, le mot « poitrine » n’était pas correct pour les chastes jeunes filles …