épisode 1 : le pantalon sur mesure de Grand Sachem

J’ai envie de vous faire partager une aventure … celle de la réalisation d’un pantalon sur mesure pour homme. Je vous fais donc partager le début de cette saga.

Nous sommes allés en famille à la Japan Touch à Lyon . Au détour des allées, nous sommes tombés en admiration devant des pantalons de type hakama, pantalon japonais (mais si …. vous en avez déjà vu, Tom Cruise en portait dans le « dernier samouraï »). Je vous recommande d’aller voir le site de AIO CLOTHING, il y a des petites merveilles …..

Malheureusement, Grand Sachem étant « hors norme » … à mi chemin entre David Douillet et Lino Ventura, aucune taille ne lui correspondait. Germe alors dans mon esprit une envie un peu folle …. et si je lui réalisais ce fameux pantalon !

sitôt dit … presque cousu. Premiére étape, faire le patron du pantalon. Pour cela deux solutions, soit adapter un  patron existant, soit le créer totalement. Il est plus simple de créer un patron plutôt que de modifier un patron existant. Donc, j’ai sollicité mon amie Nadège qui m’a prété un petit trésor : un petit livre, du même type que mon « diable de petit livre » mais pour la couture des hommes !

je vous en donne donc la référence : la coupe à plat num 4, prêt à porter sur mesure pour hommes de Jacqueline Chiappetta aux éditions des presses du midi.

ce livre permet à partir de vos mesures de créer … TOUT : pantalons, chemises, blouson, vestes … tout devient possible. Et il y a mieux : c’est parfaitement bien expliqué et lisible !

j’ai donc construit mon patron de base et créé mon premier blanc que Grand Sachem a essayé. Nous l’avons critiqué ensemble … souci au niveau de la ceinture, souci sur les jambes, l’entrejambe ne convient pas … bref, un premier essai qui ressemble beaucoup au pantalon vu à la Japan Touch mais qui mérite d’être retravaillé.

à suivre (et la prochaine fois en images…)

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de chemises en tunique

j’aime détourner, transformer, modifier, recycler … surtout j’aime utiliser des vêtements d’hommes pour les transformer  en vêtement pour femme ! c’est ce qui est arrivé à ces trois chemises, superbes, quasi neuves, mais … trop petites. La première chemise, coupée au niveau de la taille me sert à créer le corps de la tunique longue. J’ai modifié le col et enlevé les manches. La seconde a été coupée du haut de l’épaule gauche au bas du bras de l’épaule droite. Je l’ai posé « devant derrière » pour que la bande de boutonnage soit dans le dos. J’ai prélevé un morceau du dos de la troisiéme en forme de triangle pour donner au bas de la tunique une forme évasée. J’ai fait des manches avec les chutes de tissu, des passants, une ceinture longue, un biais pour le col. En trois heures pour 0 euros …. voici une tunique originale, toute neuve pour les beaux jours !

de 3 à 1 …

Il était une fois, dans le fond d’une armoire, une petite veste en jean très structurée inspirée des vestes de chasse, une petite veste simili cuir courte, une petite robe en crêpe de soie …. et tout cela était dans le fond de l’armoire car le temps ayant passé, les vêtements étaient devenus trop petits. Seulement, quand on aime des vêtements, que l’on a porté encore et encore … on ne peut pas s’en séparer ! une solution, on appelle Froufrou à son secours !

En cinq heures, j’ai donc retravaillé ces trois pièces pour les transformer en une robe. J’ai coupé les manches de la veste en jean que j’ai remplacées par des manchettes réalisées dans les manches de la veste en cuir (que j’ai doublé, bien sûr). J’ai pris le devant de la veste en simili cuir pour le poser en plastron. J’ai passé à la surjeteuse la pièce coupée et je l’ai posée à la main pour coudre de façon invisible. J’ai créé un fond de robe pour la jupe dans un tissu satin noir et j’ai repris le crêpe de la robe que j’ai élargi en posant deux bandes de simili cuir en provenance de la veste. J’ai associé le fond de robe et le dessus en les montant sur un ruban de satin que j’ai également cousu à la main pour l’associer à la veste en jean de façon invisible.

cette petite robe sera portée avec un chemisier blanc … j’adore l’effet de superposition et surtout l’idée que ces vêtements qui dormaient vont maintenant avoir une seconde vie !

 

 

D’un 42 à un 6 ans.

voici un titre d’article bizarre .. et pourtant !!!

il était une fois, une « vieille » amie, Samantha, heureuse jeune maman (et à nouveau future maman) qui adore une chemise d’été manche longue à carreaux .. mais, mais, …. elle devient étroite. Donc Samantha me demande si je peux transformer sa chemise en robe pour sa fille, taille 6 ans !

mais oui, bien sur !

j’ai enlevé les manches longues, j’ai posé un col sous le premier col pour le refermer en utilisant le tissu des manches (je me suis même amusée à mettre des boutons en forme d’étoiles pour la petite star de six ans !). Avec ce qui restait de tissu, j’ai créé un petit volant que j’ai posé autour des emmanchures.

et voilà le résultat !

Mon prochain défi sera de faire plaisir en donnant une seconde vie à une petite robe noire, une veste en jean et une veste en simili cuir ….. à suivre !

 

sous un soleil mexicain

20180203_171201L’une de mes amies a eu la gentillesse de m’offrir deux nappes à ourler en provenance du Mexique. Le motif est identique mais les couleurs différentes. Comme je n’ai pas besoin de nappes, j’ai gardé ces tissus pendant …. ouf ! au moins deux/trois ans ! et comme j’ai replongé dans mes trésors de tissus et de mercerie pour faire un peu de rangement et d’organisation, j’ai retrouvé ces coupons …. et j’ai ressorti mon patron magique préféré de Mac call de robe droite toute simple. Et j’ai donc réalisé deux chemises de nuit pour des nuits douces et ensoleillées !

Mon manteau « Pénélope »

manteau asymetriqueDepuis que j’ai vu le film « Pénélope », je révais d’avoir le manteau de l’héroïne ou du moins une inspiration de ce manteau car ce qui me plait est l’aspect asymétrique entre le dos et le devant, l’ampleur du bas du manteau. Je n’aime pas les manches évasées du « vrai » manteau de Pénélope, ni le col, ni le passepoil que je trouve trop présent. Bref, je voulais « le même manteau en pas pareil » !

…. Le pére Noêl m’a donc apporté le patron MAC CALL 6800 qui présente un manteau assez ressemblant …. mais … seulement ressemblant ! j’ai donc gardé le col officier du modèle B du manteau avec la longueur asymétrique du modèle D, tout en jouant sur les mesures du parton qui ne sont pas forcément les miennes ! J’ai du raccourcir les manches de plus de 10 CM …. La doublure est ce qui me restait d’une précédente réalisation, ma robe droite et ma surjupe

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et je me suis amusée à modifier le bas de la doublure du manteau pour insérer les chutes du tissu noir fleuri pour faire un rappel avec les boutons fleuris (offerts par une amie, elle les a trouvé chez Cultura). La laine grise du manteau vient de Mondial Tissu (je n’avais pas en stock dans mes trésors ce type de tissus, donc, j’ai du acheter … mais si j’avais eu une couverture pour deux personnes de couleur unie .. j’aurai pu la réutiliser !). Lorsque j’ai cousu les boutons, j’ai pris soin de coudre un autre bouton derrière les boutons à fleurs. Cela me fait donc une épaisseur bouton/manteau/bouton. J’ai fait cela pour avoir un intérieur de manteau aussi joli que l’extérieur. Cette astuce permet de ne pas voir les fils de couture du bouton fleuri.

je n’ai pas eu de difficultés particulières pour réaliser le manteau. Par contre, j’ai bien noté qu’il était écrit « EASY » sur le devant du patron …..n’exagérons rien quand même … peu de difficultés, d’accord, mais « facile » ?? Il y a quelques points techniques exposé sur le patron qui peuvent rendre la chose compliquée comme la réalisation à la main de l’ourlet du bas du manteau en raison de la longueur et de sa forme. Pour simplifier cela, j’ai cousu tout le manteau à l’envers et je l’ai retourné par une ouverture laissée exprès entre la parmenture et la doublure sur le côté gauche. Le nombre de pièces composant le manteau est assez impressionnant : 6 pour le devant, 6 pour la doublure devant, 6 pour le dos, 6 pour la doublure dos, 4 pour les poches …. mais cela s’explique par la forme rétrécie à la taille du manteau puis élargie sur le bas qui impose des pièces à la forme particulière.

J’ai mis environ trois heures pour couper les pièces et six heures pour monter le manteau. Cela m’a couté uniquement l’achat de la laine grise, soit 40 euros. Il me reste quelques chutes dont j’ai prélevé une partie pour le réaliser une toque assortie !

 

 

 

un haut en double

Les vêtements d’homme sont une source d’inspiration pour moi. Je transforme les pantalons en jupe, en sacs, en petit haut …. j’utilise les cravates, les vestes et aussi les chemises ! Parfois, je les démonte complétement pour réutiliser les pans de tissus. Parfois, j’assemble les chemises les unes aux autres pour me faire des robes chemises et parfois … je les coupe. J’ai donc coupé une chemise de mon père pour me créer ce petit haut. Je l’ai coupée du dessus d’une épaule au dessous de l’autre épaule. Je l’ai ouverte sur un côté, mis une chute de tissu sur l’autre côte pour refaire une forme plus rectangulaire. Avec mon patron préféré de robe droite, j’ai créé le dessous de mon petit haut. Puis, je me suis inspirée du même patron pour créer, dans une chute de lin, la partie asymétrique composant le dessus de mon haut. Pour la réaliser, j’ai pris le patron du dos du patron que j’ai recopié sur du papier kraft. J’ai dessiné la partie gauche et droite du patron du dos et j’ai tracé une ligne asymétrique pour que le haut du dos soit croisé. J’ai ensuite associé les deux parties de mon haut par le col en apposant un passepoil très fin. Mais quel est donc ce patron préféré que je décline depuis si longtemps pour donner autant de tenues différentes ??

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et oui, toujours le même … le mac call 6102 ! Pour un achat fait il y a des années, vu le nombre de tenue que j’ai faites .. j’ai largement rentabilisé mon patron !