une pluie de saris ….

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Ma plus « vieille » amie est une amie d’enfance ….. j’étais en 6éme, elle en 5éme …. et nous avons à nous deux plus de cent ans. C’est dire si notre amitié ne date pas d’hier ! Elle a des origines malgaches et elle rend souvent visite à sa famille. L’une de ses tantes lui a offert une collection de saris que je vous présente. Cette longue pièce de tissu, 5/6m, se drape pour former une robe. Vous ne savez pas comment mettre un sari ?? je vous explique. On commence par mettre un jupon. On coince le premier pan du sari dans le jupon, on fait le tour de la taille et on bloque ce premier tour dans le jupon. On fronce 50cm environ de tissu que l’on met dans le jupon et le premier tour de tissu, on termine le second tour autour de la taille et on jette le surplus par dessus l’épaule. Le pan restant doit être suffisamment long pour se transformer en couvre chef en cas de soleil.

cette façon de draper explique pourquoi certains saris très élaborés ont une partie rectangulaire différente su reste du sari, c’est la partie qui se fronce, donc très visible. Et pourquoi il a y parfois de belles grandes broderies sur la fin du sari, le pan qui se rejette sur l’épaule.

tous ces saris m’ont été offerts par mon amie qui m’a gentiment dit « tu sauras quoi en faire ». certes, je n’aurais pas de scrupule à me tailler des robes d’été dans certains saris, comme celui très coloré, celui en bas à droite de la photo. Ou bien le sari bordeaux. Mais j’hésite un peu pour les deux saris rouges. Le premier tout en haut de la photo est très ancien et est en pure soie. le second, rouge, en haut à droite, comporte des broderies sublimes faites à la main. Pour pouvoir les utiliser dans des modèles de couture moderne, il faut à la fois tenir compte de leur âge (c’est fragile la soie .. à et aussi de la disposition des broderies pour qu’elles intègrent au mieux un vêtement occidental. Je crois que je vais réfléchir un peu avant de me lancer ….

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Les petites boites en tissu plié

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je vous avais présenté ce sac en tissu plié, assez grand et comportant 4 petites poches par un jeu de couture et d’assemblage. J’ai réitéré ce patron pour créer en tissu provencal des petites boites …

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le principe de base est le même que pour le sac, je pars d’un carré constitué de deux tissus posés l’un sur l’autre et par un jeu de couture, je crée 4 poches que j’assemble par un petit point. On peut à convenance garder les pointes dressées ou bien les rabattre pour refermer la petite boite. A poser sans compter dans une salle de bain un salon, une console … à garnir de cotons, de savons, de pot pourri, de clés, de courrier, de sels de bain ….. comme on veut ! j’en ai même fait un tellement grand que la maman à qui je l’ai offert y range les couches de sa petite dernière !

j’ai adoré l’idée de marier une technique de type origami avec du tissu provençal …. c’est le mariage du sushi et de la ratatouille !

est ce que mes petites boites vous plaisent ??

 

 

encore un sac !

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et oui, encore un sac qui fait sac à main/sac ordinateur !

basé sur le même modèle que celui que j’avais fait en voile de bateau, en un peu plus grand, avec une poignée de type poignée de cartable.

ce sac a été fait à partir de tissus d’ameublement, des housses de fauteuil d’une marque suédoise. Les housses étaient usées à certains endroits donc je les ai changées et j’ai gardé le tissu et les fermetures éclair (l’esprit récup’, toujours ….). Les rubans décoratifs m’ont été offerts par des collègues. J’ai réalisé une poche sur le rabat, une devant et au dos du sac et deux poches intérieures.

comment vous expliquer à quel point ces sacs sont pratiques et esthétiques ! Je peux à la fois les porter en sac à dos ou à la main, comme celui ci , ou en bandouliére comme les deux autres. La seule difficulté pour réaliser ces sacs est de poser la fermeture éclair centrale car sous le rabat, il y a une fermeture éclair donc, même si le rabat n’est pas fermé avec les mousquetons, on ne peut pas prendre le contenu du sac.

mon conseil … poser la fermeture par étape. si vous donnez à votre sac une épaisseur de 6 cm, vous devez coudre une bande de tissu de part et d’autre de la fermeture de 4.5 cm prenant en compte la marge de couture et bien sur, cette bande doit être doublée. donc vous cousez en « sandwich » la bande, la fermeture, la doublure. Retournez la partie extérieure du sac, posez le rabat et cousez le, puis la bande avec la fermeture éclair (attention le montage se fait à l’envers, …. le zip doit regarder le fond du sac !et n’oubliez pas de laisser la fermeture éclair ouverte, sinon vous ne pourrez pas retourner le sac) et enfin la doublure (en prenant soin de laisser une ouverture dans le fond du sac sinon vous ne pourrez pas le retourner). Certes, cela multiplie les coutures mais cela permet de vérifier étape par étape que vous ne vous trompez pas dans le montage et que les coutures seront solides. Une fois toutes les coutures faites, on retourne le sac (et on a toujours l’impression dans cette phase de se retrouver avec une serpillière curieuse dans les mains, ..) on coud le fond du sac. bravo, vous avez posé une fermeture sur le haut de votre sac à rabat !

Ma « vraie » jupe en cravates

bonjour à tous !!!

 

je suis très très fière de vous montrer aujourd’hui ma « vraie » jupe en cravates !!!

souvenez vous, j’avais fait un prototype que j’ai porté à la braderie des commerçants

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cette jupe avait plusieurs défauts. J’avais ouvert les cravates, mais pas retiré la doublure des grandes pointes … cela baillait, ni entoilé les cravates …. cela godaille un peu … et réalisé une ceinture avec d’autres cravates … pas confortable … bref, un prototype c’est fait pour montrer ce qui ne va pas et ce qui va pour améliorer l’idée et la réalisation. Et pour améliorer … j’ai amélioré !

j’ai entoilé chaque cravate, tout surjeté (mais pas avec ma machine, elle fait un tour chez le « docteur »), j’ai retaillé le haut de chaque cravates pour que les 18 cravates assemblées aient la mesure de mon tour de taille, j’ai totalement doublé la jupe pour que l’on ne voit pas les coutures … et en plus c’est une « jupe qui tourne » !!!!

alors, ma super jupe en cravates … top ou pas ?????

 

et si vous voulez la voir en « vrai », rendez vous au marché de Noêl de Rumilly les 7 8 9 décembre ….. je la porterai, promis !

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SOS T-shirt

Il était une fois un très grand T shirt américain, au moins du 5XL. Il a été offert à une femme qui s’habille en XS/S ….. et pour lui donner un look différent, elle a coupé le col …. bref, massacre aux ciseaux … mais elle adore le logo du T Shirt, donc …. SOS SOS SOS …. J’ai essayé dans un premier temps de retailler le vêtement en inversant le dos et le devant  avec une parmenture sur le devant et des bretelles …bon, je constate que cela ne peut pas fonctionner car le col a été coupé tellement large que je ne peux pas réaliser mon projet. Comme ma Grande Souris vient de ranger son armoire ….. j’ai l’idée de prendre un des t shirt dont elle ne veut plus pour retravailler le projet …. et voilà, . J’ai donc coupé droit le dos du T shirt gris et en forme d’arc de cercle le devant de façon à incruster le logo. J’ai constaté que les cotés du t shirt rouge étaient très abimés,avec de gros trous. J’ai donc recousu les plus petits et pour les plus gros dont la réparation se serait vue, j’ai posé une poche, comme un rappel de couleur du haut du t shirt. Qu’en pensez vous … sauvetage réussi ou pas ?

Ma jeannette

JEANNETTE

Je vous ai déjà expliqué que le meilleur ami de la couturière était son fer à repasser. Et qui dit « fer » dit aussi « table à repasser ». Que vous la choisissiez large ou non, à molleton épais ou non, cela dépend de vos envies en terme de repassage et de tenue des matières. par contre, je vous livre deux astuces. La hauteur de la table est extrêmement importante. En effet, en fonction du réglage que vous allez choisir, vous plierez plus ou moins votre bras pour repasser et vous supporterez plus ou moins le poids du fer. Ma première astuce consiste à régler la table de façon à ce que  votre bras soit presque tendu devant vous. Vous constaterez que la table sera réglée presque à la hauteur de vos hanches. Cela vous permet de ne pas porter le poids du fer ni de trop plier le bras et donc de fatiguer. Et pour la seconde astuce, vous avez déjà la photo de ma jeannette !!! Une jeannette est ESSENTIELLE quand on coud. Les tables à repasser sont désormais vendues sans cet accessoire que l’on peut acheter à part. Et les jeannettes proposées ont des pieds articulés en métal donc sont peu stables. Les jeannettes servent à repasser les cols de chemise, les manches de chemises, les petits froufrous ….. et surtout quand on coud, elle permet de repasser les petites pièces fines. Je n’ai pas choisi les jeannettes modernes, instables, fabriquées en métal à la housse fine. J’ai préféré dénicher dans un Emmaus cette vieille jeannette en bois (pour 6 euros ….alors que les brocanteurs vous la propose pour 20/30 au bas mot !) Je l’ai déshabillée, nettoyée,cirée, rhabillée, remis un molleton propre et recouverte d’une chute de toile de lin ancien. L’intérêt d’avoir cette jeannette en bois est  que le bois absorbe l’humidité résiduelle du linge. De plus, son pied est large et assez lourd ce qui garanti sa stabilité.

alors, elle est belle ma jeannette, non ?

épisode 1 : le pantalon sur mesure de Grand Sachem

J’ai envie de vous faire partager une aventure … celle de la réalisation d’un pantalon sur mesure pour homme. Je vous fais donc partager le début de cette saga.

Nous sommes allés en famille à la Japan Touch à Lyon . Au détour des allées, nous sommes tombés en admiration devant des pantalons de type hakama, pantalon japonais (mais si …. vous en avez déjà vu, Tom Cruise en portait dans le « dernier samouraï »). Je vous recommande d’aller voir le site de AIO CLOTHING, il y a des petites merveilles …..

Malheureusement, Grand Sachem étant « hors norme » … à mi chemin entre David Douillet et Lino Ventura, aucune taille ne lui correspondait. Germe alors dans mon esprit une envie un peu folle …. et si je lui réalisais ce fameux pantalon !

sitôt dit … presque cousu. Premiére étape, faire le patron du pantalon. Pour cela deux solutions, soit adapter un  patron existant, soit le créer totalement. Il est plus simple de créer un patron plutôt que de modifier un patron existant. Donc, j’ai sollicité mon amie Nadège qui m’a prété un petit trésor : un petit livre, du même type que mon « diable de petit livre » mais pour la couture des hommes !

je vous en donne donc la référence : la coupe à plat num 4, prêt à porter sur mesure pour hommes de Jacqueline Chiappetta aux éditions des presses du midi.

ce livre permet à partir de vos mesures de créer … TOUT : pantalons, chemises, blouson, vestes … tout devient possible. Et il y a mieux : c’est parfaitement bien expliqué et lisible !

j’ai donc construit mon patron de base et créé mon premier blanc que Grand Sachem a essayé. Nous l’avons critiqué ensemble … souci au niveau de la ceinture, souci sur les jambes, l’entrejambe ne convient pas … bref, un premier essai qui ressemble beaucoup au pantalon vu à la Japan Touch mais qui mérite d’être retravaillé.

à suivre (et la prochaine fois en images…)