studio très cocon

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J’ai emménagé samedi notre Grande Puce dans son studio de future étudiante. Ce studio fait 19m2 et est très fonctionnel. Seulement, quand nous l’avons visité, le bureau était posé sur la gauche et le lit sur la droite ce qui donnait un aspect couloir et froid. J’ai modifié la disposition des meubles (surtout que Grand Puce a voulu prendre son piano et il fallait trouver de la place, donc le piano est sur le mur opposé au lit). Et j’ai surtout sorti ma machine à coudre et appliqué quelques astuces pour rendre son studio chaleureux.

Pour le lit / banquette, j’ai teint en noir un grand plaid à l’origine écru. J’ai fait des housses avec deux tissus jaune pour ses oreillers. J’ai tricoté un plaid en rangs raccourcis avec mes petits bouts de laine noirs, gris, blancs.

Pour la chaise de bureau, en plastique noir, j’ai ressorti de mes trésors de tissus un plaid vert.

enfin, le tapis gris à longue mèche …. Nous l’avons trouvé dans une déchetterie où il avait été jeté. Nous avons bien évidemment demandé la permission de le reprendre et les gestionnaires de la déchetterie ont même eu la gentillesse de le mettre dans la voiture. Une fois rentrées à la maison,  avec Grande Puce, nous avons étalé le tapis sur la terrasse. Nous l’avons nettoyé. Voici ma recette pour décrasser à fond un tapis (en synthétique) à  la provenance incertaine :

1/ verser deux ou trois seaux d’eau chaude sur le recto et le verso du tapis pour faire fondre les graisses éventuelles

2/ prendre un lave pont, de l’eau chaude avec du liquide vaisselle et frotter, frotter, frotter le recto et le verso

3/ rincer à grande eau

4/ frotter encore le tapis avec de la lessive, du jus de citron, quelques gouttes d’huile essentielle de lavande (cela sert à la fois à désinfecter le tapis et aussi à le parfumer)

5/ rincer à grande eau, très chaude, jusqu’à ce que l’eau soit bien claire sans produits lessiviels et laisser sécher recto/verso (avec les fortes chaleurs, cela n’a pas été bien compliqué)

6/ aspirer le tapis

Notre Grande Puce est donc maintenant prête pour la rentrée !

il ne reste qu’à emménager notre Petit Lapin dans son nouveau chez lui. Et je pars avec ma machine à coudre!

 

 

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Ma jeannette

JEANNETTE

Je vous ai déjà expliqué que le meilleur ami de la couturière était son fer à repasser. Et qui dit « fer » dit aussi « table à repasser ». Que vous la choisissiez large ou non, à molleton épais ou non, cela dépend de vos envies en terme de repassage et de tenue des matières. par contre, je vous livre deux astuces. La hauteur de la table est extrêmement importante. En effet, en fonction du réglage que vous allez choisir, vous plierez plus ou moins votre bras pour repasser et vous supporterez plus ou moins le poids du fer. Ma première astuce consiste à régler la table de façon à ce que  votre bras soit presque tendu devant vous. Vous constaterez que la table sera réglée presque à la hauteur de vos hanches. Cela vous permet de ne pas porter le poids du fer ni de trop plier le bras et donc de fatiguer. Et pour la seconde astuce, vous avez déjà la photo de ma jeannette !!! Une jeannette est ESSENTIELLE quand on coud. Les tables à repasser sont désormais vendues sans cet accessoire que l’on peut acheter à part. Et les jeannettes proposées ont des pieds articulés en métal donc sont peu stables. Les jeannettes servent à repasser les cols de chemise, les manches de chemises, les petits froufrous ….. et surtout quand on coud, elle permet de repasser les petites pièces fines. Je n’ai pas choisi les jeannettes modernes, instables, fabriquées en métal à la housse fine. J’ai préféré dénicher dans un Emmaus cette vieille jeannette en bois (pour 6 euros ….alors que les brocanteurs vous la propose pour 20/30 au bas mot !) Je l’ai déshabillée, nettoyée,cirée, rhabillée, remis un molleton propre et recouverte d’une chute de toile de lin ancien. L’intérêt d’avoir cette jeannette en bois est  que le bois absorbe l’humidité résiduelle du linge. De plus, son pied est large et assez lourd ce qui garanti sa stabilité.

alors, elle est belle ma jeannette, non ?

ORIGAMI, j’adore !

cube

j’ai une certaine fascination pour la culture japonaise (ah bon !!!! Vous ne l’aviez pas remarqué ????) et depuis que je cherche à créer des sacs originaux, facile à porter, amusants et élégants …une idée m’a travaillé l’esprit … le pliage de tissus pourrait être l’alliance parfaite entre mon envie de création et l’hommage à la culture japonaise. J’ai fait des sacs de poignet, inspiré de ceux des geishas, des sacs en rectangle plié, des pochons .. et là, j’ai dessiné ce sac bleu. Il est composé de deux tissus de 55X55 cm, cousus endroit contre endroit et retournés. Par un jeu de pliage, j’ai constitué une forme de cube, j’ai cousu de part et d’autre du pliage pour solidifier la forme du « cube ». Deux des pointes me servent à fermer le sac et les deux autres à poser une bandoulière.

je n’ai pas fait de poches intérieures puisque … j’en ai 4 à l’extérieur !

j’aime ce sac, son côté « cube », son faible volume apparent (c’est fou ce que l’on met dedans), le jeu de la doublure que l’on devine sans voir …. je crois que ce sera le premier d’une longue série …. de 20 pièces !

ah oui, je ne vous avais pas encore confié ce petit secret … quoi que je crée, je le fais 20 fois, maximum. Pourquoi ? mais parce que j’ai envie que chaque objet soit « unique » donc j’utilise mon patron vingt fois et je le déchire. Cela m’oblige à faire en sorte que chaque pièce soit belle. De plus, cela m’oblige à me renouveler souvent ; à créer tout le temps. Bref, je cultive ma fantaisie !

 

épisode 4 : les photos des « blancs »

blanc

Voici les photos des « blancs » promis du futur pantalon façon HAKAMA de Grand Sachem. A la vision de ces images, je note qu’il n’y a pas tellement de différences entre la première et la 4éme version malgré les remarques de mon cher et tendre. Cependant, la précision de la réalisation de la version 4 est plus grande que dans la version 1. Les pinces plus nombreuses et plus équilibrées, les poches mieux faites, la ceinture plus haute et le montant mieux positionné.

j’avais acheté un tissu vert profond pour me réaliser une copie de pantalon dont j’aime le modèle. Je vais l’utiliser et je vais l’associer avec un tissu japonais qui se trouvait dans les « trésors de grande puce »  (avec son accord, bien sûr). J’ai déjà coupé les pièces … on passe à la couture ce samedi !

épisode 1 : le pantalon sur mesure de Grand Sachem

J’ai envie de vous faire partager une aventure … celle de la réalisation d’un pantalon sur mesure pour homme. Je vous fais donc partager le début de cette saga.

Nous sommes allés en famille à la Japan Touch à Lyon . Au détour des allées, nous sommes tombés en admiration devant des pantalons de type hakama, pantalon japonais (mais si …. vous en avez déjà vu, Tom Cruise en portait dans le « dernier samouraï »). Je vous recommande d’aller voir le site de AIO CLOTHING, il y a des petites merveilles …..

Malheureusement, Grand Sachem étant « hors norme » … à mi chemin entre David Douillet et Lino Ventura, aucune taille ne lui correspondait. Germe alors dans mon esprit une envie un peu folle …. et si je lui réalisais ce fameux pantalon !

sitôt dit … presque cousu. Premiére étape, faire le patron du pantalon. Pour cela deux solutions, soit adapter un  patron existant, soit le créer totalement. Il est plus simple de créer un patron plutôt que de modifier un patron existant. Donc, j’ai sollicité mon amie Nadège qui m’a prété un petit trésor : un petit livre, du même type que mon « diable de petit livre » mais pour la couture des hommes !

je vous en donne donc la référence : la coupe à plat num 4, prêt à porter sur mesure pour hommes de Jacqueline Chiappetta aux éditions des presses du midi.

ce livre permet à partir de vos mesures de créer … TOUT : pantalons, chemises, blouson, vestes … tout devient possible. Et il y a mieux : c’est parfaitement bien expliqué et lisible !

j’ai donc construit mon patron de base et créé mon premier blanc que Grand Sachem a essayé. Nous l’avons critiqué ensemble … souci au niveau de la ceinture, souci sur les jambes, l’entrejambe ne convient pas … bref, un premier essai qui ressemble beaucoup au pantalon vu à la Japan Touch mais qui mérite d’être retravaillé.

à suivre (et la prochaine fois en images…)

des pantalons ….

pantalons julie

Ma grande amie Samantha est maman d’une louloute de 6 ans. Le grand drame de la maman … les pantalons taille basse !!! elle n’en peut plus de voir sa fille se baisser, le pantalon descendre, la chemise remonter et découvrir le haut de la culotte. Et je  la comprends ! quel intérêt ont les professionnels du textile de faire des pantalons taille basse pour des petits !! (à moins d’une économie de bouts de chandelles … je n’ose y croire …) Mes propres enfants étant grands depuis un bon moment, je n’ai plus de patron pour les enfants .. un petit tour chez mon marchand de journaux … et j’ai acheté le dernier numéro de B Trendy. Coupes simples, élégantes, pratiques pour les garçons et les filles. Les modèles sont bien présentés, facilement transformables. Avec le même patron de pantalon, j’en ai fait 4 totalement différents !! un en jersey liberty avec des poches, un en jersey violet sans poches mais avec des bas élastiqués, deux jeans taillés dans les jeans de la maman dont un ouvert sur le coté (avec un galon longchamp … so chic) et l’autre avec une braguette et des poches comme ceux des « grands » (j’ai même récupéré les poches arriéres du jean de la maman pour le poser à l’arriére du pantalon de la petite louloute). J’ai même récupéré les ceintures des pantalons d’origine pour les reposer sur les petits pantalons. Bref … un patron, 4 pantalons, 0 dépenses et une maman … ravie !

 

de chemises en tunique

j’aime détourner, transformer, modifier, recycler … surtout j’aime utiliser des vêtements d’hommes pour les transformer  en vêtement pour femme ! c’est ce qui est arrivé à ces trois chemises, superbes, quasi neuves, mais … trop petites. La première chemise, coupée au niveau de la taille me sert à créer le corps de la tunique longue. J’ai modifié le col et enlevé les manches. La seconde a été coupée du haut de l’épaule gauche au bas du bras de l’épaule droite. Je l’ai posé « devant derrière » pour que la bande de boutonnage soit dans le dos. J’ai prélevé un morceau du dos de la troisiéme en forme de triangle pour donner au bas de la tunique une forme évasée. J’ai fait des manches avec les chutes de tissu, des passants, une ceinture longue, un biais pour le col. En trois heures pour 0 euros …. voici une tunique originale, toute neuve pour les beaux jours !