Taille haute !

taille haute

Une de mes amies couturière, créateur et particulièrement douée pour tous les arts textiles a donné à ma Grande Puce un pantalon taille haute, assez court, bas de jambe évasé. Grande Puce a adoré l’idée du pantalon taille haute mais préférait un pantalon long, étroit. J’ai donc modifié sur elle le pantalon initial, que j’ai décousu et puis … j’ai créé un premier patron papier. j’ai créé un « blanc » que Grande Puce a essayé, modifié le blanc, décousu, refait un patron papier, refait un blanc, … Bref au bout de 4 patrons papiers et « blancs », j’ai fini par réaliser LE PANTALON !!!

pour le réaliser, j’ai utilisé un coupon de tissu en coton marron (il faut compter une longueur et demi de jambe pour avoir la longueur du coupon), des dentelles marrons que j’ai cousu le long des deux jambes et une fermeture éclair invisible. Mais il y a un petit plus ….. j’ai caché la couture intérieure des bas de pantalon par la couture de mes chutes de dentelles !

j’aime beaucoup cette réalisation, je trouve que ce pantalon a un petit côté toréador, pas vous ?

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Une surjupe

20171220_181307Il me restait du coton huilé, une jupe en cuir, et une envie … une surjupe !

j’ai donc réalisé sur une base de rectangle une surjupe avec plusieurs pièces géométriques comme un patchwork. Pour que cette surjupe puisse être portée du 36 (comme ma grande puce) au 46 (comme pour moi) j’ai créé une double attache. De façon classique, il y a deux liens aux extrémités des rectangles et deux autres à 15/20 cm des premiers. Pour l’attacher, on croise les attaches, ce qui permet aussi pour les tailles fines de croiser la sujupe et pour les plus généreuses, de la porter dans croiser les pans supérieurs de la surjupe.

bien évidemment, la surjupe a été totalement doublée. Elle est à porter sur un jean ,, un pantalon large, un sarouel, … bref, une fois de plus , j’ai créé un vêtement « jouet » !

cette première surjupe est un prototype, alors si vous avez des suggestions à apporter …. je suis à l’écoute !

Le « diable de petit livre » …

je vous ai présenté un petit livre de couture réalisé par une certaine Mlle E. GRAND’HOMME en 1884.

20170425_073643Ce petit livre est vraiment fascinant pour comprendre comment réaliser sur mesure son propre patron de robe, de chemise ….. façon 1884 bien sûr !

petit livre fascinant mais diabolique ! un petit extrait pour vous rendre compte de la chose : « les angles du rectangles sont ABCD. De A vers B porter un tiers de la mesure justificative plus 4 cm et tracer une parallèle à BD, marquer B1D1 (les 4c m ajoutés au tiers de la mesure justificative seront employés à la confection d’une contre pince dont le contenu sera de 5CM) …. »

et bien sur, les explications d’une robe se portent de la même façon pour le demi devant, le demi dos, le petit coté et les manches !

ce qui est extraordinaire également, c’est que dans ce petit livre, on a les explications pour les tracés, mais rien sur la façon de monter le vêtement !

j’ai voulu me lancer dans la confection d’une robe, mais je suis prudente … avant de le faire pour moi, dans l’idée de me créer une autre tenue steampunk, j’ai voulu tester en plus petit, sur une poupée.

j’avoue m’être bien torturée l’esprit …. mais j’ai réussi !

bebe

j’ai donc réalisé une robe comme le petit livre l’indique et j’ai même rajouté un bonnet également fait sur mesure. j’ai posé des boutons sur tout le devant de la robe mais je doute que cela soit réellement ainsi que les robes se portaient ! pour ma future robe, il faudra que je fasse quelques recherches.

mais je suis très fiére de moi, j’ai réussi à faire un patron sur mesure à partir d’un livre de couture historique.

amis (es) couturier (éres), essayez vous aussi de relever ce petit défi de vous plonger dans les méthodes d’autrefois !

 

 

Les puces des couturières … génial

Ce dimanche, avec ma fille et mon amie Nadège, nous avons arpenté les allées de la salle des fêtes de Saint Félix et avons profité pleinement des puces des couturières. Je suis repartie avec un wax magnifique dans les tons vert, des pinces pour fixer les cuirs, des bobines de fils ….. et grande puce a acheté quantité de petits bouts de tissus qu’elle s’est empressée de transformer en trousse, en porte carte, …. Nadège a fait le plein de tissus bleu, avec et sans motifs, des indigos, … Nous avons même fait la connaissance de l’organisatrice des puces et nous avons déjà réservé une table pour l’an prochain ! nous aussi, nous participerons pour proposer nos livres de coutures, nos tissus, nos accessoires de mercerie … Tous ces petites riens que l’on garde « au cas où » depuis des années et dont on ne fait pas grand chose et qui feront sans doute le bonheur d’autres couturières !

à l’occasion de ces puces, nous avons découvert une technique de couture pour réutiliser nos minuscules chutes de tissus : le film hydrosoluble !

il s’agit de positionner entre deux morceaux de film les chutes de tissu, les morceaux de fils, les petits restes dont on ne fait rien selon l’épaisseur qui nous convient. On coud ensuite selon nos envies, on fait fondre le film en trempant la pièce dans l’eau et une fois sèche on l’utilise comme un tissu classique. Je crois bien que cette technique va vite m’inspirer !

 

 

Ce dimanche, à Saint Félix …..

Saint Félix (74) est une mignonne petite commune connue, entres autres, pour sa fantastique brocante du mois d’aout. Mais ce dimanche 30 avril, dans sa salle des fêtes, ce sera « les puces des couturières » !

Des professionnels, des particuliers se retrouvent pour vendre, acheter, échanger tissus et accessoires de mercerie. A moi les boutons, les rubans, l’organza et la soie !!! et toutes les formes d’art textile seront représentées : broderie, patchwork, tricot, couture ….

et comme la couture est une passion, certes dévorante, mais surtout généreuse, j’aurai le plaisir de partager ce moment avec mon amie Nadège (elle est dingue de textile, créatrice, imaginative … avec un sens des matières et des couleurs fantastique), ma fille « Grande Puce », et aussi une amie de Nadège que je rencontrerai pour la première fois à cette occasion et qui a la particularité de créer, inventer et réaliser des corsets … parce qu’elle exerce un métier qui me fascine : corsetière.

Après une bonne visite aux « puces des couturières », il est prévu que nous partagions tous ensemble un grand barbecue …. je gage que nous parlerons couture et corsets !

 

 

 

il y a « couture » et « couture » !

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voici le diabolique petit livre de couture offert par mon amie Nadège. Oui, il est diabolique … pour les couturières d’aujourd’hui en tous cas !

quand nous voulons réaliser un vêtement, nous pouvons copier un vêtement existant (soit en le décousant, soit en prenant exactement les mesures et en les recopiant). Le plus souvent, on achète un patron de sa marque préférée, sur lequel tout est indiqué : tailles, mesures, montage, … et, en gros, « yapluka » couper le patron de soie, le reporter sur notre tissu et … ZOU, en avant la couture … facile !

mais là …. avec ce petit livre …. les vêtements sont faits sur mesure et avec des mesures que l’on a oublié (souvenons nous de la mesure « justificative » …), avec une construction très géométrique des patrons. Un devant de robe se dessine en rectangle ABCD, la mesure AB étant la longueur de la robe (buste + jupe), la mesure CD étant un tiers de la mesure justificative (noté C1D1) plus 56cm …. De plus, comme il s’agit d’un ouvrage de cours, et donc d’un support pour un professeur, les explications sont laconiques, concises et directes ….

Etant prudente et me doutant de possibles difficultés de compréhension des consignes données pour réaliser le patron sur mesure … je me suis lancée dans la confection d’une robe … pour une poupée ancienne.

j’ai donc pris toutes  les mesures de la poupée et j’ai commencé à tracer le patron. Et je me suis vite arrêtée !

certaines explications me sont totalement incompréhensibles et je tâtonne à interpréter ce que peut bien vouloir dire « la ligne F1D1 en juste parallèle », par exemple.

Oh, rassurons nous, je vais reprendre mon « petit livre » et je vais réussir à réaliser la robe de poupée. Il me suffit juste d’être au calme pendant quelques heures, devant mon papier kraft, ma calculette, mon équerre, mes crayons, mes règles et mes neurones !

bon, dans l’attente de ce grand moment (dont je ne manquerai pas de vous faire part ..) je retourne à mes sacs en cuir façon enveloppe, parce que ce patron là, çà y est, je le tiens, je l’ai créé, modifié, testé et approuvé !

comme quoi, il y a « couture » et « couture » !

 

 

des sacs en cuir, encore ….

sac cuir rouge vertet oui, je continue à assembler les échantillons de cuir pour faire des sacs sur le même patron que le modèle « Copenhague » que j’ai créé. Mais comme je viens de dessiner un autre modèle ….. je pense que je vais continuer à travailler le cuir mais en changeant la forme des sacs. D’expérience, je sais que sur les marchés artisans, les clients apprécient la variété, la diversité des modèles car ils sont tous uniques. Alors, je vais réaliser peut être encore deux ou trois sacs de ce type, mais pas plus, pour offrir d’autres formes.

Et puis, si je crée uniquement des sacs issus du même patron …. je vais m’ennuyer à le reproduire sans cesse !

j’ai dessiné quelque chose de totalement différent, un sac presque sans couture, avec un rabat. Je me suis inspirée du principe de l’origami, cet art japonais du pliage de papier  … à suivre