Une robe taille haute

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j’ai eu envie en cette période délicate de chaleur, de cocon, de douceur. J’ai ressorti de mes trésors une soie sauvage vert olive (merci Brigitte) deux coupons de tissu vert orné de volutes oranges et de paillettes (merci Nadège). Et …………….ta dam ….. une robe taille haute a été cousue.

mais, pourquoi taille haute ?? parce que le coupon de soie ne me permettait pas si je voulais des manches longues de réaliser une robe taille basse …. pas assez de tissu !

et pourquoi une bande de soie entre deux coupons de tissus vert ??? parce que le premier coupon était trop court. La robe ce serait arrêtée à mi cuisse et j’ai donc assemblé les deux coupons en intercalant la soie pour avoir une longueur aux genoux.

bon, il  ne me reste qu’à créer une occasion pour la porter !

le patron de base est issu de la collection de patron « M comme Marie » qui présentait ce modèle soit comme une robe d’été, manches courtes, soit comme un manteau ouvert sur le devant manches longues. bien évidemment, je me suis inspirée du patron et je l’ai largement modifié !

 

 

 

Le « casque à dos »

mais quel nom bizarre ! j’ai voulu jouer sur les mots « sac à dos », « casque », « moto », ….

je suis partie d’un constat tout simple. Quand on quitte sa moto et que l’on n’a pas de coffre pour ranger son casque, et bien on le prend à la main. Et tout ceux qui ont des motos vous le diront : ce n’est pas pratique !

et j’ai visité en la compagnie de Grand Sachem, courant février, le salon de la moto à Lyon. je découvre des artisans spécialistes en accessoires en cuir pour les motos, et aussi une boutique qui fait fabriquer des sacs pour ranger les casques de moto. Bien évidemment, j’ai bien regardé comment le sac était conçu et ….

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L’avant du sac est en forme de U et on pose la base du casque vers le dos et donc la partie bombée vers l’extérieur. j’ai cousu de part et d’autre de l’avant un rectangle et la pointe basse accueille un anneau dans lequel passe la sangle du sac. j’ai laissé une partie de sangle non cousue sur le rabat pour que cela serve de poignée. J’ai posé un lacet en haut du sac pour le refermer et il est totalement doublé de polaire.

ce type de sac est commercialisé une centaine d’euros et il ne m’a rien couté car j’ai fait de la totale « récup » . Grand Sachem est ravi (le motard … c’est lui !)

 

Le sac de courses de Martine

martine Lorsque je fais les marchés artisans, je fais surtout de belles rencontres, humaines, chaleureuses, émouvantes. J’ai rencontré Martine.  Nous avons évoqué la couture, le textile, les couleurs, … des banalités courtoises. Et puis, allez savoir pourquoi, elle me glisse un « je reviens vous voir » et elle me quitte pour mieux revenir une heure plus tard avec un grand sac dans lequel se trouve des tissus anciens. « c’est pour vous, vous saurez quoi en faire ».

On ne se connaissait pas, on a juste partagé un café et elle me fait ce superbe cadeau. Elle me raconte que ces toiles anciennes étaient chez un arrière grand oncle, dans une armoire. Que son grand père les avait récupérées puis transmises à son père qui à son tour les lui avait laissée. « je n’en ferai rien, je vous les offre ». Très émue et par l’histoire de cette transmission et par son geste, je lui ai offert un petit pochon chinois qui lui plaisait et je lui ai promis que quoi que je fasse avec ses tissus, je travaillerai les chutes pour elle.

Alors, voilà, chère Martine, votre cadeau est devenu une parure de draps (drap housse, drap plat, housses d’oreillers, housse de traversin) et avec ce qui me restait, j’ai fait un sac de courses pliable en forme de portefeuille. Les tissus anciens étaient tachés et malgré mes efforts, certaines tâches sont restées alors j’ai cousu sur les tâches un monogramme d’un autre drap. J’ai créé le rabat de ce sac pliable avec le mouchoir brodé que vous m’aviez également offert. Ce petit sac de courses est pour vous. Il vous attend.

Merci Martine.

totalement timbrée !

j’ai fait une très belle découverte cette semaine à Paris. Mes pas m’ont conduit vers le musée de la Poste, rue de Vaugirard. Le lieu d’histoire a été refait complétement et si il était déjà attractif et magnifique, il est devenu extraordinaire. Au détour d’une allée, je suis tombée sur un objet d’insolite, inattendu, décalé et magnifique : une robe composée de tulle et de 2000 timbres.

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oui, je sais … encore un sac !

ordi bleu

oui, je sais …. c’est encore un sac pour ordinateur mais plus grand ! quand je me déplace je mets là dedans l’essentiel : l’ordinateur, son chargeur, tout ce que l’on trouve dans un sac à main, mes bloc notes, mes stylos, …… et la fabrication est toujours en tissu de récupération : bâche et toile cirée. Naturellement, quand je me déplace, j’ai aussi une valise donc …. il y a une bande cousue au dos du sac pour y glisser la poignée de la valise.

de modèles en modèles, j’ai perfectionné les astuces de mes sacs en fonction de mes besoins. je pense que celui ci sera le dernier ! il réunit le pratique, le solide et l’esthétique

Constant et Zoé

hier, j’ai regardé l’émission M6 « qui veut devenir mon associé ». Ce qui m’intéressait c’était de découvrir les inventions et les innovations de jeunes entrepreneurs, de comprendre leur démarche, comment ils ont découvert un besoin et comment ils y répondent. En fin d’émission, j’ai pris une énorme claque.

Une jeune femme, sœur d’un jeune homme polyhandicapé, a créé une ligne de vêtements adaptés à l’habillage des personnes en état de handicap.

je couds depuis prés de … 30 ans, j’ai dans mon entourage des aidants de personnes handicapées et jamais, jamais, la difficulté d’habiller une personne handicapée n’a été évoquée ni par eux ni même imaginée par moi !

Je vous recommande de voir le passage de Sarah, la façon qu’elle a de parler de son frère, de présenter les solutions et astuces de créations de vêtements. Pour découvrir son travail …https://www.constantetzoe.com/

 

 

 

sur du velours ….

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voici mon nouveau manteau, intégralement fait en velours ! Il s’agissait, à l’origine, de doubles rideaux qui m’ont été donnés par une collègue de travail sur le ton du « tu sauras bien quoi en faire, toi ». Et bien , oui, je sais quoi en faire.

il parait toujours surprenant de se faire des vêtements avec des textiles d’ameublement mais pour des vestes, des manteaux, le poids du tissus et son épaisseur sont tout à fait appropriés. pour éviter le côté « rose anglais » du manteau, j’ai posé sur le col et le bas du manteau un large ruban imprimé cachemire et mis des boutons (qui dormaient dans mes tiroirs depuis … 5 ans) avec une impression similaire. La doublure a été faite dans le wax acheté au mois de mars à ARRAS ( et il m’en reste encore)

quand au patron utilisé, j’ai pris un patron de la marque « avant garde », le numéro V21924 qui présente une déclinaison possible de 3 manteaux. ce patron donne les tailles du 36 au 56, ce qui est une bonne chose mais comporte pas ou peu d’indication de montage et de couture. Ce n’est pas fait du tout pour les débutantes (bon, faire un manteau non plus me direz vous, mais quand on veut se lancer pour la première fois sur ce type de confection, autant prendre un patron avec des explications lisibles et compréhensibles, non ?). De plus il comporte des erreurs sur le nombre de pièces à couper. Heureusement que j’ai un peu l’habitude de coudre, sinon, je me serai trompée.

si vous voulez travailler du velours, pensez au « sens du poil » !

le velours est tissé avec des bouclettes qui sont ensuite arasées pour donner l’effet « poil ». En fonction du sens du poil, le reflet de la lumière n’est pas le même sur le tissu et si on n’y prend pas garde, on peut avoir des pièces avec des poils montants et descendant et ce n’est pas joli. Je préconise de travailler dans le sens du poil descendant et de vérifier chaque pièce avant de la couper que le poil est bien dans le bon sens.

cette précaution signifie, comme pour les tissus à carreaux de type tartan, que lorsque l’on achète son tissu, il faut avoir à l’esprit que l’on va avoir plus de chutes que pour un autre tissu. Il faut donc en tenir compte dans le métrage acheté .